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ARRÊT CARDIAQUE : Moins de risque avec l’exercice !

European Journal of Preventive Cardiology
Cette étude réfute qu’un exercice même intense pourrait accroître le risque de mort subite par crise cardiaque (Visuel Adobe Stock 197318001)

Cette étude réfute qu’un exercice même intense pourrait accroître le risque de mort subite par crise cardiaque. Ce décès est largement plus fréquent chez les personnes qui ne font pas d’exercice, conclut cette équipe de médecins de l’hôpital de Bispebjerg (Copenhague). Cette méta-analyse de 10 cohortes d’observation européennes, publiée dans l’European Journal of Preventive Cardiology, identifie, en cas de crise cardiaque, un bénéfice immédiat de survie chez les participants pratiquant l’exercice physique, un bénéfice qui semble même perdurer à 28 jours.

 

Plus généralement, un mode de vie actif est lié à un moindre risque de mourir immédiatement d’une crise cardiaque, rappelons-le, la principale cause de décès dans le monde. L’impact bénéfique de l’activité physique sur le risque et la sévérité de la maladie cardiaque est déjà bien documenté. Cette étude s’est concentrée sur l’effet d’un mode de vie actif vs sédentaire sur les résultats immédiats de la crise cardiaque et en particulier le décès.

Un bénéfice de survie immédiat lié à la pratique de l’activité physique

Il s’agit de l’analyse des données de 10 cohortes d’observation européennes ayant suivi des centaines de milliers de participants en bonne santé, au niveau de leur pratique de l’activité physique. 28.140 de ces participants ont subi une crise cardiaque pendant le suivi et ont été classés selon leur niveau hebdomadaire d’activité physique. L’association entre le niveau d’activité et le risque de décès lié à la crise cardiaque a été analysée séparément dans chaque cohorte, puis les résultats ont été consolidés. Les analyses ont été ajustées en fonction de l’âge, du sexe, du diabète, de la tension artérielle, des antécédents familiaux de maladie cardiaque, du tabagisme, de l’indice de masse corporelle (IMC), du cholestérol sanguin, de la consommation d’alcool et du statut socio-économique. L’analyse constate que :

  • 18% (4.976) participants sont décédés dans les 28 jours suivant leur crise cardiaque, dont 62% (3.101) sur le coup ;
  • un niveau d’activité physique plus élevé est associé à un risque plus faible de crise cardiaque instantanée et mortelle à 28 jours, de manière dose-réponse ;
  • les patients pratiquant l’exercice physique à des niveaux modérés et intenses bénéficient d’une réduction de 33% et 45% respectivement du risque de décès instantanée par rapport aux participants sédentaires ;
  • à 28 jours, ces taux de réduction du décès instantané se maintiennent 36% et 28%.

 

L’auteur principal de l’étude, le Dr Kim Wadt Hansen, de l’hôpital de Bispebjerg, commente ces résultats : « Près de 18% des patients ayant subi une crise cardiaque sont décédés dans les 28 jours, ce qui confirme la gravité de cette affection. Mais nous constatons aussi un bénéfice de survie immédiat lié à la pratique de l’activité physique et ce bénéfice semble toujours préservé à 28 jours ».

 

Même une faible quantité d’activité physique ou, a contrario, une activité physique d’intensité élevée sont bénéfiques contre la crise cardiaque mortelle. Cette méta-analyse apporte ainsi un soutien solide aux recommandations sur l’activité physique hebdomadaire chez les adultes en bonne santé- ainsi qu’en prévention de la maladie cardiovasculaire :

 

soit, 150 minutes par semaine d’intensité modérée ou 75 minutes par semaine d’activité physique aérobie d’intensité vigoureuse ou équivalent.

Source : https://www.santelog.com

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