En milieu hospitalier, comment favoriser l’activité physique en période de confinement? L’équipe de réhabilitation de l’Unité d’hospitalisation prolongée (UHP) de Neuilly-sur-Marne (GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences) a imaginé un défi sportif : les Olympiades de la marche. Durant 5 semaines, soignants et patients ont joué le jeu et se sont entraidés pour remporter ce concours. Il s’agissait, à l’aide d’une montre podomètre, de calculer le nombre de pas quotidien de chaque équipe et de le reporter dans un tableau de suivi. L’équipe ayant fait le plus grand nombre de pas gagnait le plus de points.
« Plus globalement, le but était de mettre en place des activités physiques adaptées, qui favorisent l’alliance thérapeutique soignants-soignés. Ces actions ont un impact sur l’habileté sociale du patient », précise Daley-Vanh Sounaphong, enseignante en Activité physique adaptée (APA, 1) santé et Pilates/sophrologue. Ces mises en situation motrices ludiques viennent en effet dynamiser la réhabilitation psychosociale des patients. En même temps que la condition physique, le rapport à l’autre et l’ancrage du patient dans la société sont stimulés.
L’activité physique produit des bénéfices au niveau physiologique, biologique, cérébral et clinique, notamment dans la schizophrénie (2). Par exemple, la pratique régulière d’exercices d’endurance (vélo, marche…) favorise entre autres la neurogénèse (processus permettant la production de nouveaux neurones dans le cerveau) et à la neuroplasticité du cerveau (2).
Pour ces Olympiades de la marche, des ateliers ont été proposés aux patients dès l’été dernier pour leur expliquer l’utilisation de la montre podomètre (calcul des pas, calories…) et les bénéfices de l’activité physique sur leur santé. Des activités hebdomadaires ont servi d’entraînement (séances de parcours d’obstacles et de danse chorégraphiée). Le concours s’est terminé mi-décembre par la réalisation de plusieurs challenges sportifs, avant une remise de prix. Prochaine édition au printemps 2021 !

1– Titulaire d’un bac +3 à bac +5, l’enseignant en APA intervient auprès des personnes dont les aptitudes physiques, psychologiques ou les conditions sociales réduisent le niveau d’activité et la socialisation. 2– L’activité physique chez les patients atteints de schizophrénie: de la neurobiologie aux bénéfices cliniques, M. Tréhout, S. Dollfus, Encéphale, 2018, doi.org/10.1016/j.encep.2018.05.005

 

Sources : www.santementale.fr

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MARCHER POUR GAGNER !