Par P. Debraux | 14 Janvier 2020

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Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la démence est une épidémie globale qui compterait environ 50 millions de personnes dans le monde (avec 10 millions de nouveau cas chaque année…) et dont le coût économique global serait estimé à 818 milliards par an. La démence est un syndrome, généralement chronique ou évolutif, dans lequel une altération de la fonction cognitive (capacité d’effectuer des opérations de pensée) est observée, et qui est plus importante que celle attendue du vieillissement normal. Elle affecte la mémoire, le raisonnement, l’orientation, la compréhension, le calcul, la capacité d’apprentissage, le langage et le jugement (voir le site de l’OMS sur le sujet). La maladie d’Alzheimer est la cause la plus courante et représenterait environ 60-70% des cas.

Nous discutons régulièrement d’études démontrant les bienfaits de l’activité physique sur la santé. Et dans le cas de la démence et des troubles cognitifs, l’activité physique et sportive est reconnue pour ses bienfaits sur le ralentissement du déclin cognitif. Néanmoins, peu d’études ont pour l’heure examiné l’impact réel du niveau de l’activité physique sur la démence. Et il n’existe pas encore de consensus sur quelle variable quantifiant l’activité physique serait la plus pertinente pour étudier cette relation. La capacité des systèmes circulatoire et respiratoire à fournir l’oxygène nécessaire durant une activité physique (c’est-à-dire, la forme cardio-respiratoire), souvent quantifiée par le VO2pic chez les sédentaires ou le VO2MAX chez les sportifs, est une mesure validée et objective de l’état de forme d’un individu. Nous avons déjà discuté dans de précédents articles de son intérêt sur la santé cardio-vasculaire et métabolique. Et la littérature scientifique suggère qu’il existerait un lien entre la forme cardio-respiratoire et le volume de substance grise au niveau de l’hippocampe et du cortex préfrontal. Or, la démence se caractérise généralement par une diminution du volume cérébral. Et cette atrophie est bien plus accentuée que celle observée chez une personne saine, à âge égal. Toutefois, les quelques études qui se sont intéressées à cette thématique étaient limitées par des échantillons de sujets très faibles. Dès lors, la question reste posée : existe-il une association entre le volume du cerveau, le volume en matière grise et le niveau d’activité physique ?

 

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Existe-t-il un lien entre matière grise et forme cardio-respiratoire ?