FAIRE DU SPORT À 50 ANS EST AUSSI EFFICACE QUE COMMENCER JEUNE, SELON UNE ÉTUDE

Le secret résiderait avant tout dans la régularité d’une activité physique après 50 ans[GULSHAN KHAN / AFP]

Seniors en pleine forme grace a l'APA

Pratiquer une activité physique depuis ses jeunes années n’est pas le seul moyen de réduire significativement les risques de mourir prématurément. Selon une récente étude, se mettre au sport à 50 ans est tout aussi efficace.

Pour en arriver à cette conclusion, un groupe de chercheurs a demandé à 300.000 Américains âgés de 50 à 71 ans de définir l’intensité de leur activité physique à chaque étape de leur vie. Après ce premier questionnaire dans les années 1990, les scientifiques ont relevé l’année et la cause de leur décès.

Après avoir pris certains facteurs, comme l’âge, le sexe, et le régime alimentaire, en compte, l’équipe a découvert que ceux qui pratiquaient une activité physique à 50 ans avaient moins de risques de décéder prématurément. Plus surprenant : ceux qui faisaient sept heures de sport par semaine entre 40 et 61 ans réduisaient leurs risques de 35%, un chiffre que peuvent atteindre ceux qui en font depuis leur plus jeune âge. 

JAMAIS TROP TARD

«Si vous gardez un mode de vie actif ou si vous pratiquez une activité [de votre jeunesse à la cinquantaine], vous pouvez réduire vos risques de mourir», a déclaré le Dr Pedro Saint-Maurice, chercheur à l’institut national du cancer aux États-Unis et principal auteur de cette étudepubliée dans le journal Jama Network Open. «Si vous êtes sédentaire et commencez à être actif à 40-50 ans, vous pouvez quand même profiter de ces bienfaits», a-t-il ajouté au Guardian

Le secret résiderait avant tout dans la régularité d’une activité physique après 50 ans. «Si vous avez été actif et pratiquez moins de sport en prenant de l’âge, vous perdez les bénéfices associés à l’exercice physique», a précisé le Dr Pedro Saint-Maurice. 

Cette nouvelle étude souligne encore une fois l’importance du sport pour rester en bonne santé, mais démontre également «qu’il n’est jamais trop tard pour s’y mettre», comme l’a indiqué au Guardian Dylan Thompson, un professeur en physiologie de l’université de Bath (Angleterre) qui n’a pas pris part à cette étude. 

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