Activité physique et diabète de type 2

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Dans les premières étapes de la prise en charge du patient diabétique de type 2, il est souvent question de mesures hygiéno-diététiques.

La  sédentarité est considérée par certains comme la première cause comportementale  de la prévalence* croissante du diabète de type 2.

  • L’activité  physique  (associée  à  une  modification  du  régime  alimentaire)  est efficace pour prévenir ou retarder l’apparition du diabète du type 2 chez des sujets à risque, avec une diminution de moitié en moyenne de son incidence**.

Au cours du diabète de type 2, l’exercice physique favorise l’équilibre glycémique et entraine une diminution de l’hémoglobine glyquée et ceci grâce à l’amélioration du transport et de l’utilisation du glucose musculaire pendant l’exercice et à la réduction du phénomène de l’insulinorésistance après la pratique de l’exercice.

  • Une activité physique régulière améliore également la pression artérielle, le métabolisme des lipides et la perte et/ou la stabilisation du poids

La  pratique d’une activité physique régulière a un effet protecteur contre l’apparition  des complications  vasculaires  ou  neuropathiques et reste  bénéfique même en  présence de ces complications.  

  • Pour les patients diabétiques de type 2, il est recommandé d’éviter les comportements  qui favorisent la sédentarité et d’augmenter la pratique physique quotidienne en équilibrant la pratique d’exercices versus étirements.


Il est donc conseillé de reprendre une activité physique progressivement en commençant par « bouger » au minimum 30 minutes par jour, puis de pratiquer une activité physique à intensité modérée d’une durée totale de 150 minutes par semaine minimum. Cette activité peut être répartie sur 3 jours d’une durée minimum de 10 minutes par séance.

diabete et sport

Afin  de  prévenir  et  maitriser  le  risque  d’hypoglycémie associé  à  la  pratique  de  l’activité physique, il est important d’adapter les apports glucidiques et l’insulinothérapie en fonction de la situation individuelle du patient, tout en surveillant la glycémie.

Les bénéfices de l’activité physique sont donc multiples. La pratique d’une activité physique doit donc être régulière et cadrée en fonction des besoins et des capacités du patient.*  Prévalence  :  Nombre  de  cas  d’une  maladie  dans  une  population  déterminée,  à  un  moment  précis  sans distinction entre les cas nouveaux et les cas anciens.
** Incidence : Nombre de nouveaux cas d’une maladie observés dans une population déterminée sur une période donnée.

Source : Inserm, SFD

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